Le jugement dernier
﷽
Le Jour du jugement en islam : résurrection, justice et miséricorde
La foi au Jour dernier fait partie des croyances fondamentales de l’islam. Le Coran enseigne que cette vie aura une fin, que les êtres humains seront ressuscités et qu’Allah jugera chacun avec une justice parfaite. « L’Heure arrivera, aucun doute à son sujet, et Allah ressuscitera ceux qui sont dans les tombes » (Coran, 22:7).
Quand aura lieu le Jour du jugement ?
Sa date n’est connue d’aucun être humain. Le Coran présente l’Heure comme certaine, mais précise que sa connaissance appartient à Allah (Coran, 7:187). Les annonces régulières d’une date précise, fondées sur des calculs ou sur l’actualité, ne reposent donc pas sur une preuve religieuse.
Les grandes étapes mentionnées dans les sources
Le Coran et les hadiths décrivent plusieurs événements. Leur réalité fait partie de la foi, mais il faut éviter de construire une chronologie trop détaillée lorsque les textes ne l’imposent pas.
Le souffle dans la Trompe et la résurrection
Le Coran évoque un souffle qui bouleversera la création, puis un autre après lequel les êtres se relèveront (Coran, 39:68). Il présente la résurrection comme un retour réel à la vie, et non comme une simple métaphore du souvenir laissé après la mort.
Le rassemblement
Les êtres humains seront rassemblés devant leur Seigneur. Rien ne pourra être dissimulé et personne ne portera la faute d’un autre. Les prophètes et les témoins seront présents, et le jugement sera rendu sans injustice (Coran, 39:69-70).
Le livre des actes
Chacun recevra le relevé de ses actes et sera invité à le lire (Coran, 17:13-14). Cette image rappelle que les paroles, les choix et les injustices commises envers autrui ne disparaissent pas simplement avec le temps.
La balance et la justice divine
Le Coran parle de balances justes : même une action du poids d’une graine de moutarde sera prise en compte (Coran, 21:47). Il affirme également qu’une bonne action reçoit une récompense multipliée, tandis qu’une mauvaise n’est rétribuée que selon son équivalent (Coran, 6:160).
Il serait toutefois trompeur de réduire le jugement à une addition que l’être humain pourrait calculer lui-même. Allah connaît la foi, la sincérité, le repentir, les intentions et les droits dus aux autres.
Le Paradis et l’Enfer
Le Coran présente le Paradis comme la demeure de la paix et l’Enfer comme un châtiment réel. Être éloigné du Feu et admis au Paradis est la réussite véritable (Coran, 3:185).
Les textes ne permettent pas de déclarer avec assurance le sort final d’une personne précise sans révélation. Dans la croyance sunnite, le musulman qui meurt avec des péchés autres que l’association à Dieu demeure sous la volonté d’Allah : Il peut lui pardonner ou le punir. Cela ne signifie ni que les œuvres sont inutiles, ni que tout châtiment est éternel (Coran, 4:48).
Justice et miséricorde ne s’opposent pas
Personne ne sera lésé. Les bonnes actions comptent, le repentir sincère efface les fautes et la miséricorde d’Allah ne doit jamais devenir un prétexte pour persister dans l’injustice. Le Coran appelle celui qui a péché à ne pas désespérer de la miséricorde divine et à revenir vers Dieu avant la mort (Coran, 39:53-54).
Un hadith authentique enseigne aussi que nul n’est sauvé par ses œuvres seules, pas même le Prophète, si Allah ne l’enveloppe pas de Sa miséricorde. Les œuvres restent indispensables : elles sont un moyen d’obéir à Dieu, non un droit que l’on pourrait opposer à Lui.
Que faut-il comprendre des signes de l’Heure ?
Le Coran et des hadiths authentiques annoncent des signes précédant l’Heure. Parmi les grands signes cités dans les hadiths figurent notamment le Dajjâl, la descente de Jésus fils de Marie et le lever du soleil à l’ouest.
Ces récits invitent à la vigilance et au repentir. Ils ne donnent pas la permission de dater la fin du monde ni d’identifier chaque crise contemporaine à un signe déterminé. Certains détails et l’ordre exact de plusieurs signes ont fait l’objet de discussions savantes.
Pourquoi cette croyance change-t-elle la vie quotidienne ?
Le Jour dernier donne un sens concret à la responsabilité. Une injustice oubliée par les hommes ne l’est pas par Dieu. Une bonne action discrète n’est pas perdue. Cette croyance encourage à réparer ses torts, à restituer les droits, à demander pardon et à agir sans rechercher seulement le regard des autres.
Peut-on connaître la date du Jour du jugement ?
Non. Sa venue est certaine, mais sa date appartient à Allah seul. Une personne qui annonce un jour ou une année précise ne peut pas appuyer cette affirmation sur le Coran ou un hadith authentique.
Les bonnes actions suffisent-elles à garantir le Paradis ?
Les œuvres sont pesées et chacun en répondra. Toutefois, un hadith authentique enseigne que le salut dépend finalement de la miséricorde d’Allah. Les œuvres ne sont donc ni inutiles, ni un droit automatique sur Dieu.
L’intercession existe-t-elle en islam ?
Oui, mais elle n’est jamais indépendante. Elle ne peut avoir lieu qu’avec la permission d’Allah et en faveur de ceux qu’Il agrée. Personne ne peut imposer une décision à Dieu (Coran, 2:255 et 20:109).
Un musulman ayant commis de grands péchés restera-t-il éternellement en Enfer ?
On ne peut pas répondre pour une personne précise. Selon la croyance sunnite, celui qui meurt avec la foi et sans associer de divinité à Allah reste sous Sa volonté : Allah peut lui pardonner ou le punir. Il ne faut donc ni banaliser les péchés, ni désespérer de la miséricorde divine (Coran, 4:48).
Que devient une injustice non réparée dans cette vie ?
Elle n’est pas perdue. Les droits seront rendus et chacun répondra de ce qu’il a fait. Le repentir sincère implique aussi, lorsque cela est possible, de restituer les biens, de réparer le tort ou de demander pardon à la personne lésée.
Pour aller plus loin
- Comprendre le Tawhid
- Découvrir les anges en islam
- Découvrir les prophètes en islam
- Comprendre le destin en islam
Sources principales
Coran : 2:255 ; 3:185 ; 4:48 ; 6:160 ; 7:187 ; 17:13-14 ; 20:109 ; 21:47 ; 22:7 ; 39:53-54 ; 39:68-70 ; 99:6-8.
- Sahih al-Bukhari, hadith 6463 : les œuvres seules ne sauvent pas sans la miséricorde d’Allah.
- Sahih Muslim, hadith 2901 : les grands signes précédant l’Heure.
- Sahih Muslim, hadith 2582 : les droits seront rendus à ceux auxquels ils sont dus.
Les numéros de hadith peuvent varier selon les éditions. Le nom du recueil et le contenu du texte doivent accompagner le numéro. Dernière vérification éditoriale : septembre 2026.
REPÈRES, MÉTHODE ET SOURCES
Pour aller plus loin
- Comprendre le Tawhid
- Découvrir les anges en islam
- Découvrir les prophètes en islam
- Comprendre le destin en islam
SOURCES PRINCIPALES
Coran : 2:255 ; 3:185 ; 4:48 ; 6:160 ; 7:187 ; 17:13-14 ; 20:109 ; 21:47 ; 22:7 ; 39:53-54 ; 39:68-70 ; 99:6-8.
- Sahih al-Bukhari, hadith 6463 : les œuvres seules ne sauvent pas sans la miséricorde d’Allah.
- Sahih Muslim, hadith 2901 : les grands signes précédant l’Heure.
- Sahih Muslim, hadith 2582 : les droits seront rendus à ceux auxquels ils sont dus.
Les numéros de hadith peuvent varier selon les éditions. Le nom du recueil et le contenu du texte doivent accompagner le numéro. Dernière vérification éditoriale : septembre 2026.
Peut-on connaître la date du Jour du jugement ?
Non. Sa venue est certaine, mais sa date appartient à Allah seul. Une personne qui annonce un jour ou une année précise ne peut pas appuyer cette affirmation sur le Coran ou un hadith authentique.
Les bonnes actions suffisent-elles à garantir le Paradis ?
Les œuvres sont pesées et chacun en répondra. Toutefois, un hadith authentique enseigne que le salut dépend finalement de la miséricorde d’Allah. Les œuvres ne sont donc ni inutiles, ni un droit automatique sur Dieu.
L’intercession existe-t-elle en islam ?
Oui, mais elle n’est jamais indépendante. Elle ne peut avoir lieu qu’avec la permission d’Allah et en faveur de ceux qu’Il agrée. Personne ne peut imposer une décision à Dieu (Coran, 2:255 et 20:109).
Un musulman ayant commis de grands péchés restera-t-il éternellement en Enfer ?
On ne peut pas répondre pour une personne précise. Selon la croyance sunnite, celui qui meurt avec la foi et sans associer de divinité à Allah reste sous Sa volonté : Allah peut lui pardonner ou le punir. Il ne faut donc ni banaliser les péchés, ni désespérer de la miséricorde divine (Coran, 4:48).
Que devient une injustice non réparée dans cette vie ?
Elle n’est pas perdue. Les droits seront rendus et chacun répondra de ce qu’il a fait. Le repentir sincère implique aussi, lorsque cela est possible, de restituer les biens, de réparer le tort ou de demander pardon à la personne lésée.